Per Petterson, Pas facile de voler des chevaux, Gallimard

  L'été 1948, Trond a quinze ans, et il est heureux d'être seul avec son père en vacances, dans un village près de la frontière suédoise. Il y retrouve son camarade Jon qui lui propose un matin d'aller «voler des chevaux». Il s'agit en réalité d'emprunter les chevaux d'un propriétaire terrien pour une petite échappée. Trond accepte, malgré une certaine appréhension, et l'aventure se termine mal pour lui : il tombe de cheval et se blesse, puis assiste, impuissant, à une étrange explosion de rage et de violence chez son ami. Son père lui apprend alors que la veille, un effroyable accident est survenu dans la famille de Jon qui quitte le village peu après. Trond passe alors le reste de l'été en compagnie de son père, dont il se sent de plus en plus proche. Quand un voisin lui révèle que ce dernier a été un membre actif de la Résistance pendant l'Occupation de la Norvège, il ne se doute pas encore que les événements dramatiques survenus pendant la Seconde Guerre mondiale vont jeter leur ombre sur sa propre famille et lui ravir son père.
Plus de cinquante ans après, Trond décide de se retirer à la campagne au nord-est de la Norvège. Il a le sentiment que son rêve de quiétude est en passe de se réaliser mais un soir, il fait la connaissance de son voisin Lars, en qui il reconnaît le petit frère de Jon.

  Pas facile de voler des chevaux est un livre d'une intensité dramatique rare, habilement construit autour des secrets des personnages principaux. Les réminiscences d'un narrateur au soir de sa vie et son évocation d'un été inoubliable sont tout simplement bouleversantes. [Source : Site de l'éditeur]
Fin
 Philippe Lançon, Le lambeau, Gallimard

 Lambeau, subst. masc.
1. Morceau d’étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.
2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55).
3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l’amputation d’un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l’amputation qu’à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu’une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338).

(Définitions extraites du Trésor de la Langue Française). [Source : site de l'éditeur] 

Fin

 Naomi Wood, Mrs Hemingway, Gallimard

  Ernest Hemingway était un homme à femmes. Mais il ne se contentait pas d’enchaîner les histoires. Ses maîtresses, il en a fait des Mrs Hemingway. Ainsi la généreuse Hadley Richardson a-t-elle été remplacée par la très mondaine Pauline Pfeiffer, et l’intrépide Martha Gellhorn par la dévouée Mary Welsh, au fil d’un scénario qui ne variait que de quelques lignes : la passion initiale, les fêtes, l’orgueil de hisser son couple sur le devant de la scène, puis les démons, les noires pensées dont chacune de ses femmes espérait le sauver.

  Naomi Wood se penche sur la figure d’un colosse aux pieds d’argile, et redonne la voix à celles qui ont sacrifié un peu d’elles-mêmes pour en ériger le mythe. [Source : site de l'éditeur]

 Fin

John Green, Nos étoiles contraires, Press Pocket jeunesse

  "Lorsque je lisais ce livre à la plage, ma mère m'a demandé ce qu'il racontait, et moi, complètement absorbée par ma lecture et désirant y retourner au plus vite, je lui ai dit le gros de l'histoire.
  - C'est une fille qui a le cancer, qui rencontre un gars qui avait le cancer. C'est génial !
  Alors là, elle m'a lancé un regard inquiet et m'a dit :
  - Tu es sûre que ça va ?"  
  Une lectrice sur Booknode.com

  "Un roman sur la vie, sur la mort et sur les gens qui se retrouvent coincés entre les deux. "Nos étoiles contraires", c'est John Green au sommet de son art.   On rit, on pleure et on en redemande"
  Marcus Zusak, auteur du bestseller La voleuse de livres

  "Alors qu'on craint ne ressentir que de la tristesse en le refermant, ce livre nous fait aimer la vie plus que jamais"
  Mélanie Blossier, chroniqueuse pour le magazine Page et libraire à la librairie Doucet, au Mans

  "Ça frôle le génie. Ce livre est tout simplement dévastateur; Il affronte sans peur les émotions simples, directes et puissantes"
  Time Magazine [Source : site de l'éditeur]

 Fin

Muriel Gilbert, Au bonheur des fautes, La Librairie Vuibert

  Comme le chat aime les souris, moi, j’aime les fautes. Les attraper, c’est mon plaisir – et mon gagne-pain : je suis correctrice au journal Le Monde.
Lesfautes, elles sont partout car tout le monde en fait. Beaucoup sont drôles ou instructives, certaines sont belles comme des bijoux précieux.
  Avec ce livre, j’ai voulu vous ouvrir la porte du bureau des correcteurs, lieu mystérieux où l’on tutoie les dictionnaires et où l’on s’interroge sur la couleur des vaches, la différence entre une mitraillette et une mitrailleuse, les noms des fromages et les accords du participe passé.

  Mais je partage aussi mes trucs et astuces pour déceler les fautes en un clin d’oeil et vous verrez qu’à l’heure des logiciels de correction rien ne remplace un bon vieux stylo rouge…
  Muriel Gilbert nous transmet avec humour et érudition son amour de la langue et nous entraîne dans les coulisses d’un grand journal. [Source : site de l'éditeur]

 Fin

Philip Roth, Goodbye, Columbus/Goodbye, Columbus, Gallimard

  Neil, jeune bibliothécaire juif vivant dans le quartier ouvrier de Newark, tombe sous le charme d’une riche étudiante, Brenda. Leur relation va se confronter aux différences sociales et à la pudeur de l’Amérique des années 1950.

  À travers cet amour de vacances, Philip Roth esquisse une satire de la société américaine et de ses rapports avec le monde juif. [Source : site de l'éditeur]

 Fin

 

 

 

 

 

Marc Jeanson, Charlotte Fauve, Botaniste, Grasset

  C’est un bâtiment austère, à l’arrière du Jardin des Plantes de Paris, qui recèle secrets et merveilles : huit millions de plantes séchées, trois cent cinquante ans de cueillette et pressage, fruits d’une course folle nourrie par l’appétit des explorateurs et conquérants lancés à corps perdus, dans le défrichage d’une nature vaste, alors riche et méconnue. Bienvenue dans le plus grand herbier du monde – où tout bruisse, vit, témoigne...
  Où l’on apprendra que les plantes prennent leur temps et exigent attention. Marc Jeanson le sait, qui dans l’enfance se passionnait pour les animaux, jusqu’à ce qu’une bouture, oubliée sur un coin de fenêtre, ne germe à son insu... Quelques années plus tard, un voyage au Sénégal où il découvre la splendeur des palmiers, vient conforter sa vocation. Etre botaniste, c’est aimer le terrain, la boue, les nuages. Et l’inconnu : ceux qui ont donné leur nom aux plantes, les ont découvertes et classifiées, et ont élevé au rang de science le plaisir du vagabondage… au péril de leur vie, parfois.
  C’est à ces inventeurs de plantes, que Marc Jeanson, aujourd’hui responsable de l’Herbier, rend ici hommage : Tournefort, Adanson, Lamarck, Pierre Poivre, Monsieur Aymonin, Léon Mercurin, dans ce beau roman de la Botanique qui nous révèle aussi le quotidien d'un métier, et la réalité d'expéditions dans des territoires pour certains sacrifiés, dont les rares palmiers rescapés se découvrent aux hasard des parkings d'hôtel …

  Les plantes ne sont pas dans les livres ou sous-verre, elles sont notre monde, notre histoire climatique, notre paysage, notre avenir. Mêlant portraits, récits, histoires oubliées, pensées scientifiques, Marc Jeanson nous offre un livre inclassable et luxuriant.   [Source : site de l'éditeur]
Fin

Siddhartha Mukherjee, L’Empereur de toutes les maladies, Une biographie du cancer, Champs libres, Flammarion

  La lutte contre le cancer est une histoire humaine : une aventure pleine de découvertes dues au hasard, d’opportunités saisies au bon moment mais surtout une célébration de la ténacité des hommes. Des premiers traitements chirurgicaux, novateurs mais brutaux, jusqu’aux travaux des époux Curie sur les radiations et leur dénouement tragique ; des risques démesurés pris par Sidney Farber dans sa mise au point de la chimiothérapie jusqu’à l’auteur lui-même et au traitement de ses patients, ce livre captivant retrace un combat plusieurs fois centenaire. De nos jours, alors que le cancer devient une expérience universelle, le besoin de mieux connaître notre vieil ennemi et ses traitements est plus fort que jamais. Dans ce récit exceptionnel, traduit dans trente-cinq pays et notamment récompensé par le prix Pulitzer, Siddhartha Mukherjee nous dévoile le chemin parcouru pour résoudre l’un des grands mystères de la science et nous offre un aperçu fascinant de nos progrès futurs. [Source : site de l'éditeur]

 

Fin

Léonor de Récondo, Rêves oubliés, Points Seuil
    À l’ombre des pins, ils ont oublié le bruit de la guerre et la douleur de l’exil. Dans cette ferme au cœur des Landes, Aïta, Ama et leurs trois enfants ont reconstruit le bonheur. Dans son journal, Ama raconte leur quotidien, l’amour, la nécessité de s’émerveiller des choses simples et de vivre au présent. Même dans la fuite, même dans la peur, une devise : être ensemble, c’est tout ce qui compte.
  « Rêves oubliés déborde d’un amour pudique et de cette paix qui surgit quand on accepte de ne plus nager à contre-courant. »
ELLE

FinPhilip Roth, La tache, Gallimard

  À la veille de la retraite, un professeur de lettres classiques, accusé d'avoir tenu des propos racistes, préfère démissionner plutôt que de livrer le secret qui pourrait l'innocenter.
  Tandis que l'affaire Lewinski défraie les chroniques bien-pensantes, Nathan Zuckerman ouvre le dossier de son voisin Coleman Silk et découvre derrière la vie très rangée de l'ancien doyen un passé inouï, celui d'un homme qui s'est littéralement réinventé, et un présent non moins ravageur : sa liaison avec la sensuelle Faunia, femme de ménage de trente-quatre ans.

 Après Pastorale américaine et J'ai épousé un communiste, La tache complète la trilogie de Philip Roth sur l'identité de l'individu dans les grands bouleversements de l'Amérique de l'après-guerre, où tout est équivoque et rien n'est sans mélange, car la tache «est en chacun, inhérente, à demeure, constitutive, elle qui préexiste à la désobéissance, qui englobe la désobéissance, défie toute explication, toute compréhension. C'est pourquoi laver cette souillure n'est qu'une plaisanterie de barbare et le fantasme de pureté terrifiant.» [Source : site de l'éditeur]

Fin

Yves Ravey, Trois jours chez ma tante, Editions de Minuit

  Après vingt ans d’absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête. Elle lui fait savoir qu’elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter.

  Une discussion s’engage entre eux et ça démarre très fort. [Source : site de l'éditeur]

Fin

Erwin WAGENHOFER, Max ANNAS, Le Marché de la faim, Actes Sud

  Issu d'une grande enquête internationale et encouragé par Jean Ziegler, actuellement rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, le film We Feed the World montre les ravages causés à travers le monde par les multinationales de l'agroalimentaire. Dans ce livre, les éléments du film sont complétés par un grand nombre d'informations supplémentaires. Pendant un an, le réalisateur autrichien Erwin Wagenhofer a rencontré en Autriche, en Espagne, en France, auBrésil et en Roumanie les acteurs et les victimes d'une agriculture industrialisée à l'échelle mondiale. Pour chaque pays, il met le doigt sur les conséquences écologiques et sociales désastreuses de l'exploitation intensive des terres. Chaos social et pollution ; emploi dangereux des techniques génétiques et manipulations politiques ; destruction du marché local et famine - nos aliments "bon marché" coûtent très cher aux pays où ils sont produits. Le Marché de la faim montre et analyse, dans plusieurs régions du monde, ce que Jean Ziegler nomme "l'aliénation de la mondialisation qui détruit l'agriculture traditionnelle". [Source : site de l'éditeur]

Fin

 

 

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