Paul Auster, 4 3 2 1, Actes Sud

À en croire la légende familiale, le grand-père nommé Isaac Reznikoff quitta un jour à pied sa ville natale de Minsk avec cent roubles cousus dans la doublure de sa veste, passa Varsovie puis Berlin, atteignit Ham- bourg et s’embarqua sur l’Impératrice de Chine qui franchit l’Atlantique en essuyant plusieurs tempêtes, puis jeta l’ancre dans le port de New York au tout premier jour du XXe siècle. À Ellis Island, par une de ces bifurcations du destin chères à l’auteur, le nouvel arrivant fut rebaptisé Ferguson. Dès lors, en quatre variations biographiques qui se conjuguent, Paul Auster décline les parcours des quatre possibilités du petit-fils de l’immigrant. Quatre trajectoires pour un seul personnage, quatre répliques de Ferguson qui traversent d’un même mouvement l’histoire américaine des fifties et des sixties. Quatre contemporains de Paul Auster lui-même, dont le “maître de Brooklyn” arpente les existences avec l’irrésistible plaisir de raconter qui fait de lui l’un des plus fameux romanciers de notre temps. [Source : Site de l'éditeur]

Fin
 Eric Vuillard, L'ordre du jour, Actes Sud

 L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de Tristesse de la terre et de 14 juillet.

Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires d’épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet. Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l’Assemblée ; mais bientôt, il n’y aura plus d’Assemblée, il n’y aura plus de président, et, dans quelques années, il n’y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants. [Source : site de l'éditeur] 

Fin

 Eric Vuillard, La guerre des pauvres, Actes Sud

    1524, les pauvres se soulèvent dans le sud de l’Allemagne. L’insurrection s’étend, gagne rapidement la Suisse et l’Alsace. Une silhouette se détache du chaos, celle d’un théologien, un jeune homme, en lutte aux côtés des insurgés. Il s’appelle Thomas Müntzer. Sa vie terrible est romanesque. Cela veut dire qu’elle méritait d’être vécue ; elle mérite donc d’être racontée.
 Les exaspérés sont ainsi, ils jaillissent un beau jour de la tête des peuples comme les fantômes sortent des murs. [Source : site de l'éditeur]

 Fin

Anne Perry, Un noël en Sicile, 10/18

    James Latterly arrive dans un hôtel de l'île de Stromboli. Les autres clients de la résidence, un colonel, un auteur, un couple marié et un vieillard malade, n'arrivent pas à le tirer de son ennui. Seul Candace Finbar, un adolescent orphelin qui lui fait découvrir la beauté de l'île, le divertit. Mais bientôt, le volcan commence à s'agiter, une querelle éclate et un corps est découvert. [Source : Babelio]

 Fin

Evelyne Pisier, Caroline Laurent, Et soudain, la liberté, Les Escales

    Mona Desforêt a pour elle la grâce et la jeunesse des fées. En Indochine, elle attire tous les regards. Mais entre les camps japonais, les infamies, la montée du Viet Minh, le pays brûle. Avec sa fille Lucie et son haut-fonctionnaire de mari, un maurrassien marqué par son engagement pétainiste, elle fuit en Nouvelle-Calédonie. À Nouméa, les journées sont rythmées par la monotonie, le racisme ordinaire et les baignades dans le lagon. Lucie grandit ; Mona bovaryse. Jusqu'au jour où elle lit Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. C'est la naissance d'une conscience, le début de la liberté. De retour en France, divorcée et indépendante, Mona entraîne sa fille dans ses combats féministes : droit à l'avortement et à la libération sexuelle, égalité entre les hommes et les femmes. À cela s'ajoute la lutte pour la libération nationale des peuples. Dès lors, Lucie n'a qu'un rêve : partir à Cuba. Elle ne sait pas encore qu'elle y fera la rencontre d'un certain Fidel Castro... Et soudain, la liberté, c'est aussi l'histoire d'un roman qui s'écrit dans le silence, tâtonne parfois, affronte le vide. Le portrait d'une rencontre entre Evelyne Pisier et son éditrice, Caroline Laurent – un coup de foudre amical, plus fou que la fiction. Tout aurait pu s'arrêter en février 2017, au décès d'Evelyne. Rien ne s'arrêtera : par-delà la mort, une promesse les unit. [Source : librairiesindependantes]

 Fin

Stefan Zweig, Le  ttre d'une inconnue, Pavillons

      À son retour à Vienne d'une excursion de trois jours dans la montagne, le jour de ses 41 ans, le célèbre écrivain R. reçoit une lettre d'une inconnue.
L'inconnue lui raconte son histoire : elle habitait avec sa mère dans un petit appartement à Vienne. Un jour, leurs voisins, dont le père a été arrêté par la police, furent obligés de quitter les lieux et l'écrivain prend l'appartement alors que la jeune fille est âgée de 13 ans. Elle admire les affaires que l'on apporte dans l'appartement voisin : les nombreux livres couverts de dorure, les chandeliers, les meubles, des statues hindous, sculptures italiennes et de nombreuses peintures. Elle attend en bas de l'immeuble et l'épie durant plusieurs années, attendant des heures derrière sa porte pour le voir quelques secondes. Elle remarque de nombreuses femmes très élégantes qui lui rendent visite. Une fois seulement il la croise, alors qu'elle lui ouvre la porte. Il la remercie et elle tombe à cet instant définitivement amoureuse de lui.
Puis la mère se marie à un cousin riche et part vivre à Innsbruck ; elle déménage donc avec sa fille. Celle-ci ne cesse de penser à l'écrivain. À dix-huit ans, elle quitte Innsbruck pour retourner dans sa ville natale et y travailler en tant que fleuriste ; l'écrivain vit toujours à la même adresse. Elle croise plusieurs fois « l'aimé », qui ne la reconnaît pas ; finalement elle passe trois nuits avec lui et se retrouve enceinte. Puis l'écrivain part en voyage ; elle attend qu'il la contacte, ce qu'il ne fait pas. Souhaitant élever son enfant dans les meilleures conditions possibles, elle lie des relations avec des hommes riches ; elle s'aide beaucoup de sa grande beauté. Mais elle refuse leurs demandes en mariage, car elle aime toujours cet homme sans cœur, qui l'a si rapidement oubliée, et veut être disponible pour lui si le hasard faisait se recroiser leurs chemins. Elle lui fait régulièrement signe en lui envoyant, tous les ans et de manière anonyme, des roses blanches pour son anniversaire. 
  Un soir qu'elle est avec un de ses courtisans, elle le revoit : il lui propose de passer la nuit ensemble. Là encore, elle accepte sans hésiter, espérant qu'il va la reconnaître. Mais à l'aube, alors qu'elle s'apprête à partir, il glisse quelques billets dans son manchon. Elle part, folle de colère et déçue qu'il ne l'ait pas reconnue et lui fasse la honte de la payer. En sortant, il lui semble tout de même que Johann le domestique de l'écrivain l'a reconnue, et elle lui donne les billets. 

  Elle va élever son fils sans dire à l'auteur que c'est aussi le sien, car elle ne veut rien lui infliger, ni l'agacer. Puis l'enfant meurt de la grippe et l'inconnue sait qu'elle ne pourra pas y survivre ; elle adresse donc une lettre à son amant pour lui révéler comment, sans qu'il en ait jamais rien su, elle a consacré sa vie à son amour pour lui. L'écrivain constate alors que, pour la première fois depuis des années, le vase qui contenait des fleurs blanches qu'il recevait à chaque anniversaire est vide et en ressent un trouble profond. Il ne parvient cependant pas à se souvenir clairement d'elle. [Source : Wikipedia]

 Fin

 

 

 

 

 

Jean Hegland,Dans la forêt, Gallmeister
   Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.
 Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

 

DANS LA PRESSE
Jean Hegland mêle les aspects psychoglogiques aux évènements les plus triviaux. 
LE SOIR      

Dans la forêt nous confronte à la cruauté de la nature. À la fois belle et laide, puissante et dangereuse, toujours fascinante, elle est le terrain de tous les possibles. Elle peut nous détruire comme elle peut nous faire renaître.
 Adrien Corbeel, RTBF

 

Dans la forêt est un livre d'espoir, où les héroïnes vibrent d'amour et d'audace. On tourne les pages, ému par le courage des deux sœurs, et on frémit en imaginant un avenir— pas si lointain — où — qui sait ? —leur livre pourrait nous sauver la vie.
Fabrice Colin, LE NOUVEAU MAGAZINE LITTÉRAIRE

 

La puissance de ce roman tient à cet art de faire surgir la beauté scintillante des héroïnes, au plus noir de leur destin. Mais c'est surtout l'inventivité de la romancière qui éblouit de bout en bout. Il faut se laisser happer par ce livre-refuge aussi dévorant que régénérant.
Marine Landrot, TÉLÉRAMA

 

Par effet mimétique, le plaisir de lecture que procure Dans la forêt prend la forme d'une clairière. Qu'un roman d'aventures puisse advenir sans déplacement géographique, qu'une odyssée psychologique puisse être circonscrite dans quelques hectares dépend de la rare habileté d'un(e) auteur(e) à tisser une chronique dépourvue de monotonie. Jean Hegland y parvient avec aisance et lyrisme. Avec elle, le lecteur buissonne.
Macha Séry, LE MONDE DES LIVRES

 

Un roman éléctrique, déstabilisant.
Martine Laval, LE MATRICULE DES ANGES

 

C'est d'abord exaltant, ensuite troublant.
Astrid de Larminat, LE FIGARO LITTÉRAIRE

 

Dissipant une angoisse d'autant plus sourde qu'il ne se passe presque rien, surgit la préciosité de la vie, qui doit se mériter comme au temps des premiers hommes. C'est étrange, mais cela fonctionne à merveille.
Nicolas Ungemuth, LE FIGARO MAGAZINE

 

Un chant d'amour porté par deux héroïnes sensuelles. [...] Son beau roman s'achève comme un premier matin du monde et, s'il n'est pas un conte de fée, il a tout d'une parabole inattendue.
Christine Ferniot, LIRE

 

Un premier roman qui tient en haleine.

Claire Devarrieux, LIBÉRATION

 

Un suspense obsédant.

Didier Jacob, L'OBS

 

C'est un roman magnifique, à la fois poétique et haletant, ce qui est assez rare.

Nicolas Carreau, EUROPE 1

 

Un très beau roman. On en garde des images très fortes.
Marie-Hélène Fraïssé, FRANCE CULTURE

 

Dans la forêt ou les prémices d'une prise de conscience. II nous reste à tout réapprendre !

Éric Dussert, LA QUINZAINE LITTÉRAIRE

 

Une énergie vitale saisissante, un très beau roman sur la révolte, la résistance et la volonté de survivre à tout prix.
FRANCE BLEU

Comme dans la roman de Merle, au-delà de l'idée de survivre à l'indicible, le plus dur est de faire face aux menaces extérieures. Car là où il n'y a plus de loi, la terreur reigne.

Marc Gadmer, FEMME ACTUELLE

 

Les mots semblent bien faibles pour dire tout le bien que l’on pense de cette histoire postapocalyptique qui tient la fois de la fable écologique et du récit initiatique et intimiste, tant elle est étonnante, pesante, troublante, remarquablement écrite avec une noirceur ambiante qui tranche avec la beauté des paysages.

Emmanuel Romer, LA CROIX

 

Un puissant message d'espoir et d'humanité.
LE TÉLÉGRAMME

Un huis clos haletant qui fait froid dans le dos en mettant en scène notre dépendance et la vulnérabilité de notre mode de vie, mais qui dégage aussi la puissance d'un archaïque instinct de conservation et d'une réconfortante capacité d'adaptation.
Véronique Rossignol, LIVRES HEBDO

 

En lisant Jean Hegland, on pense souvent à un autre tandem fuyant l’apocalypse, celui que Cormac McCarthy met en scène dans La Route.
André Clavel, LE TEMPS

 

Dans la forêt pointe une société qui a conduit son auto-destruction et, même s'il met en avant le retour à la nature, n'en relêve pas moins les risques et les dangers d'une telle (sur)vie.
LE QUOTIDIEN LUXEMBOURG

 

Un roman magnifique qui interroge avec beaucoup d'intelligence et de finesse notre façon de vivre, de consommer, notre civilisation, la fragilité de nos vies. Il est en plus superbement écrit.
Anne-Sophie Hache, LA VOIX DU NORD

 

Un huis clos au grand air, intime et grandiose, au lyrisme luxuriant. [...] L'écriture généreuse de Jean Hegland plonge le lecteur dans l'odeur fraîche de l'humus, l'eau qui ruisselle sur les mousses et le pourrissement des souches.
Alexis Maroy, LA LIBRE BELGIQUE

 

Un roman qui colle totalement au temps présent.
David Collin, RADIO TÉLÉVISION SUISSE

C'est un roman post-apocalyptique soft avec une vraie écriture. Du survivalisme facile à lire et qui interroge.
NORD ÉCLAIR

 

Un roman assez sombre qui nous interpelle sur les conséquences d'une grande crise écologique et technique et sur la manière d'y faire face.
SYMBIOSES

 

Un roman singulier et d'une force peu commune, à mi chemin entre nature writing, manuel de survie et interrogations métaphysiques.
WIDER

 

Étrange et beau roman qui évoque une fin si inéluctable qu'on en oublie de s'interroger sur sa cause, comme si l'effondrement de notre monde ne surprenait plus personne.
Patrick Reynal, SINE MENSUEL

 

Une écriture simple et directe qui procure des émotions très fortes : le lecteur, entouré d’arbres rendus presque palpables, sent l’odeur de la terre.
LIBRARY JOURNAL

 

Magnifiquement écrit et profondément émouvant, ce roman livre un message essentiel.
SAN FRANCISCO CHRONICLE

 

De la première à la dernière page, ce roman s’inscrit de manière admirable dans le genre défini par le 1984 de Georges Orwell.
PUBLISHERS WEEKLY

 

Une écriture sublime.
KIRKUS

  [Source : site de l'éditeur]

 

Fin

 

 

 

 

Sommaire des réunions du modeste Cercle