Gaëlle Josse, Une longue impatience, Notabilia, Noir sur Blanc

   Ce soir-là, Louis, seize ans, n’est pas rentré à la maison. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans un village de Bretagne, sa mère Anne voit sa vie dévorée par l’attente, par l’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille.
  Chaque jour, aux bords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu’elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l’histoire se resserre sur un amour maternel infini.
  Avec Une longue impatience, Gaëlle Josse signe un roman d’une grande retenue et d’une humanité rare, et un bouleversant portrait de femme, secrète, généreuse et fière. Anne incarne toutes les mères qui tiennent debout contre vents et marées.
  « C’est une nuit interminable. En mer le vent s’est levé, il secoue les volets jusqu’ici, il mugit sous les portes, on croirait entendre une voix humaine, une longue plainte, et je m’efforce de ne pas penser aux vieilles légendes de mer de mon enfance, qui me font encore frémir. Je suis seule, au milieu de la nuit, au milieu du vent. Je devine que désormais, ce sera chaque jour tempête. »
  Prix du Public du Salon du livre de Genève 2018

Ils en parlent…
• « L’œuvre de Gaëlle Josse s’enrichit de ce roman pudique et bouleversant. La mer, l’amour et la séparation y jouent une partition d’une insondable mélancolie. » —  Emmanuelle Giuliani, La Croix
« Un beau roman en forme de long monologue. Gaëlle Josse (venue à l’écriture par la poésie) le porte d’une plume sensible, inspirée, pour évoquer sans fausse note le chagrin abyssal de son héroïne. » —  Delphine Peras, L’Express
« Une longue impatience est une œuvre littéraire autant qu’un travail d’interprétation : Gaëlle Josse y traduit pour nous la langue secrète et universelle du cœur des mères. » —  Élise Lépine, Transfuge  
« Gaëlle Josse donne des airs de Pénélope à cette mère hantée par l’attente : ce qu’elle tisse à renfort de détails du quotidien, à la fois simples et bouleversants, c’est le filet qui l’empêche de sombrer, toute une mythologie pour continuer à vivre. » —  Victorine de Oliveira, La Vie
« Dès les premières pages, l’écriture ciselée de poésie et d’émotion prend à la gorge. […] Un poème déchirant sur le pardon et l’amour inconditionnel. » —  J. L. H., Point de vue
« Sa plume, d’une grâce infinie, est comme la mer elle passe du calme à la tempête en un clin d’œil Et l’on finit le cœur étreint de reconnaissance et d’admiration, car des drames naissent les grandes héroïnes. » —  Nathalie Szapiro, Avantages
« Une longue impatience nous bouleverse dès la première ligne grâce à l’écriture, percutante, aux phrases courtes et ciselées, qui nous emmène loin, très loin. […] Poignant. » —  Ariane Bois, Onlalu
  « L’écriture de Gaëlle Josse, très poétique, atteint ici une dimension élégiaque tout en pudeur et retenue. » —  Dominique Aussenac, Le Matricule des anges
« Le fait divers se transfigure en émouvant hommage à l’amour maternel autant que conjugal, et initie, en filigrane, à une réflexion sur le pardon. » —  Yves Leclair, Études
« Gaëlle Josse nous brosse avec justesse, pudeur et talent le portrait de cette femme, de cette mère. Les sentiments exprimés sont intemporels et touchent le lecteur à l’âme. […] Ce roman est un petit bijou. » — Bénédicte Cabane, Librairie des Danaïdes (Aix-les-Bains), Page des Libraires
« Gaëlle Josse est une auteure que je lis depuis ses débuts. Et à mon sens, Une longue impatience est le plus beau texte qu’elle ait écrit. » — Gaëlle Maindron, Librairie Livres in Room (Saint-Pol-de-Léon), Vraiment
« Les récits de Gaëlle Josse possèdent un fort pouvoir d’évocation. […] Avec beaucoup de pudeur et de délicatesse, l’auteure touche à ce qui fait l’essence de la vie, et au plus profond de nos sensations. » — Inès Lavigne, Librairie Bookstore (Biarritz), Le Parisien week-end
[Source : Site de l'éditeur]

Fin
 Erik Orsenna, Géopolitique du moustique, Fayard

 Cette histoire du moustique dans la mondialisation racontée avec humour et précision par Erik Orsenna nous fait découvrir : l’effroi, causé par tous les maladies provoquées par ce minuscule insecte, l’humilité dont doit faire preuve l’homme dans sa recherche de résultat (car la vie n’est qu’une longue suite de remises en cause), et une forme d'émerveillement qui vise à mieux vivre en humain grâce au moustique. 
  « Les moustiques viennent de la nuit des temps (250 millions d'années), mais ils ne s'attardent pas (durée de vie moyenne : 30 jours). Nombreux (3 564 espèces), volontiers dangereux (plus de 700 000 morts humaines chaque année), ils sont répandus sur les cinq continents (Groenland inclus).

  Quand ils vrombissent à nos oreilles, c’est une histoire qu'ils nous racontent : leur point de vue sur la mondialisation.

  Une histoire de frontières abolies, de mutations permanentes, de luttes pour survivre, de santé planétaire, mais aussi celle des pouvoirs humains (vertigineux) qu’offrent les manipulations génétiques. Allons-nous devenir des apprentis sorciers ?

  Toutefois, ne nous y trompons pas, c'est d'abord l'histoire d'un couple à trois : le moustique, le parasite et sa proie (nous, les vertébrés).

  Après le coton, l'eau et le papier, je vous emmène faire un nouveau voyage pour tenter de mieux comprendre notre terre. Guyane, Cambodge, Pékin, Sénégal, Brésil, sans oublier la mythique forêt Zika (Ouganda) : Je vous promets des surprises et des fièvres ! »

« Pour un tel périple dans le savoir, il me fallait une alliée. Personne ne pouvait mieux jouer ce rôle que le docteur Isabelle de Saint Aubin, élevée sur la rive du fleuve Ogooué, au coeur d'un des plus piquants royaumes du moustique. » 

[Source : site de l'éditeur] 

Fin

 M.C. Beaton, Agatha Raisin enquête 1 - La quiche fatale, Albin Michel

    Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour goûter aux délices d'une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s'ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l'arbitre de la compétition s'effondre et Agatha doit révéler l'amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l'assassin.

  Agatha Raisin, c'est une Miss Marple d'aujourd'hui. Une quinqua qui n'a pas froid aux yeux, fume comme un pompier et boit sec. Sans scrupule, pugnace, à la fois exaspérante et attendrissante, elle vous fera mourir de rire !

  « L'Agatha Raisin de M.C. Beaton est un véritable trésor national. » — The Times

[Source : site de l'éditeur]

 Fin

 

 

Alice Zeniter, L’Art de perdre, Coédition Flammarion/Albin Michel
  L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.  [Source : site de l'éditeur]

Fin

 

Patrick Chamoiseau, Texaco, Collection Blanche, Gallimard
    «Une vieille femme câpresse, très grande, très maigre, avec un visage grave, solennel, et des yeux immmobiles. Je n'avais jamais perçu autant d'autorité profonde irradier de quelqu'un... Elle mélangeait le créole et le français, le mot vulgaire, le mot précieux, le mot oublié, le mot nouveau...» Et c'est ainsi que Marie-Sophie Laborieux raconte à l'auteur plus de cent cinquante ans d'histoire, d'épopée de la Martinique, depuis les sombres plantations esclavagistes jusqu'au drame contemporain de la conquête des villes.
  D'abord, les amours d'Esternome, le «nègre-chien» affranchi, avec la volage Ninon qui périt grillée dans l'explosion de la Montagne Pelée, puis avec Idoménée l'aveugle aux larmes de lumière, qui sera la mère de Marie-Sophie. Dans les temps modernes, Marie-So erre d'un maître à l'autre, au gré de mille et un «djobs» qui l'initient à l'implacable univers urbain. Ses amours sont sans lendemain. Devenue l'âme du quartier Texaco, elle mène la révolte contre les mulâtres de la ville, contre les békés qui veulent s'approprier les terres, contre les programmes de développement qui font le temps-béton.
  Patrick Chamoiseau a sans doute écrit, avec Texaco, le grand livre de l'espérance et de l'amertume du peuple antillais, depuis l'horreur des chaînes jusqu'au mensonge de la politique de développement moderne. Il brosse les scènes de la vie quotidienne, les moments historiques, les fables créoles, les poèmes incantatoires, les rêves, les récits satiriques. Monde en ébullition où la souffrance et la joie semblent naître au même instant. [Source : site de l'éditeur]

 

Fin

 

Laurent GAUDÉ, Salina, les trois exils, Actes Sud
    Qui dira l’histoire de Salina, la mère aux trois fils, la femme aux trois exils, l’enfant abandonnée aux larmes de sel ? Elle fut recueillie par Mamambala et élevée comme sa fille dans un clan qui jamais ne la vit autrement qu’étrangère et qui voulut la soumettre. Au soir de son existence, c’est son dernier fils qui raconte ce qu’elle a été, afin que la mort lui offre le repos que la vie lui a défendu, afin que le récit devienne légende.
Renouant avec la veine mythique et archaïque de La Mort du roi Tsongor, Laurent Gaudé écrit la geste douloureuse d’une héroïne lumineuse, puissante et sauvage, qui prit l’amour pour un dû et la vengeance pour une raison de vivre.

FinCarlo M. Cipolla, Les lois fondamentales de la stupidité humaine, PUF
   

« Cipolla est à l’imbécillité ce que Newton fut à la gravité. Il la met quasiment en équation. Ce livre truculent (…) nous apprend surtout qu’on peut édicter des lois sur à peu près n’importe quoi. C’est donc une savoureuse mise en garde contre les théories absurdes et, aussi, une façon assez concrète d’aborder un domaine qui a fasciné nombre de beaux esprits comme Robert Musil. Einstein lui-même avait commencé à réfléchir sur le sujet sans pousser l’investigation aussi loin que Cipolla. “Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas acquis la certitude absolue. »
Laurent Lemire, Livres-Hebdo
Comment évaluer l’impact de la stupidité humaine sur nos destins personnels et sur l’ensemble de la société ? Vaste question à laquelle l’historien Carlo Maria Cipolla décida en 1976 de répondre. Derrière la rhétorique académique se cache un texte désopilant, qui appartient au genre « pseudo-scientifique », comme en son temps le célèbre Cantatrix Sopranica de Georges Perec, ou aujourd’hui les très sérieuses recherches de Jean-Baptiste Botul.
Jouant sur le fil du paradoxe et de l’absurde, Carlo Maria Cipolla construit un bref essai, une sorte de théorie générale de la stupidité humaine ; un petit chef-d’oeuvre de funambulisme intellectuel,une précieuse pause d’excentricité et d’humour dans cette époque frénétique et folle.
Diffusé en 1976 aux États-Unis sous la forme d’une édition limitée et numérotée, Les lois fondamentales de la stupidité humaine a été publié en italien en 1988 (dans un recueil intitulé Allegro ma non troppo), et pour la première fois dans sa langue originale, l’anglais, à l’automne 2011.
« Un petit livre décapant qu’il faut vous procurer sans délai. » —  Philippe Sollers, Le Journal du dimanche

« Cipolla : le Copernic de la connerie humaine, le Newton de la déraison universelle. (…) Un petit chef-d’œuvre pince-sans-rire. » —  Roger-Pol Droit, Le Monde

« Un texte désopilant, qui n’est pas sans faire penser à Pérec ou à Botul. Un petit chef d’œuvre d’excentricité. » —  Jacques de Saint-Victor, Le Figaro

« Une pure poilade intelligente ! » —  Karine Papillaud, 20 minutes

«  La démonstration, menée sur un ton fort sérieux, schémas à l’appui, est des plus spirituelles. » —  Marianne Payot, L’Express

[Source : site de l'éditeur]

Fin

 

 

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