Hélène Gestern, Eux sur la photo, Arléa

    Premier roman de cette auteure qui a reçu plusieurs prix dont le prix René Fallet en 2012.
Hélène, jeune femme, qui a perdu sa mère à l’âge de 3 ans, fait paraître une petite annonce dans un journal avec une photo (photo trouvée dans des affaires familiales) sur laquelle se trouvent une jeune femme (sa mère) et deux hommes. Stéphane reconnait son père sur cette photo et répond à l’annonce. C’est alors le départ d’une correspondance d’une année entre Hélène et Stéphane. Dans ce roman épistolaire, entrecoupé de descriptions très détaillées de photos, l’auteure aborde le problème des secrets de famille, de certaines conventions. Comment à partir de photos, mémoire du passé, peut-on réussir à comprendre et à connaître la vie de ceux qui sont partis ?
Tout au long de ceroman, Hélène et Stéphane vont avancer dans leur histoire et celle de leurs parents. Difficile de reconstituer le passé lorsque celui-ci a été dissimulé.
Une très belle écriture, deux histoires d’amour magnifiques, des personnages attachants : un roman difficile à lâcher.

Fin
 
Catherine Meurisse, La légèreté, Dargaud     

  Dessinatrice à Charlie Hebdo depuis plus de dix ans, Catherine Meurisse a vécu le 7 janvier 2015 comme une tragédie personnelle, dans laquelle elle a perdu des amis, des mentors, le goût de dessiner, la légèreté.
Après la violence des faits, une nécessité lui est apparue : s'extirper du chaos et de l'aridité intellectuelle et esthétique qui ont suivi en cherchant leur opposé – la beauté.
Afin de trouver l'apaisement, elle consigne les moments d'émotion vécus après l'attentat sur le chemin de l'océan, du Louvre ou de la Villa Médicis, à Rome, entre autres lieux de renaissance.
[Site de l'éditeur] 

Fin


 

Jim Harrison, Dalva, 10/18 

Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s’installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l’amour de Duane, les deuils, l’arrachement à ce fils nouveau-né qu’elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l’histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d’une Amérique violente. Chef-d’oeuvre humaniste, Dalva est un hymne à la vie.

«Le roman des grands espaces : la preuve, par la littérature, que l’on est ce que l’on fait. Une invitation à la sculpture de soi.»

François Busnel, L’Express


Fin

Jim Harrison, La femme aux lucioles, 10/18
  « Trois nouvelles. Des personnages qui n’ont rien de commun. Des copains de campus devenus sages volant au secours d’un des leurs dont l’engagement terroriste ne s’est pas élimé. Une femme mûre qui ne veut simplement que s’évader de sa vie pour en retrouver la source. Un grand diable d’homme des bois qui a retrouvé un chef indien en plongée et veut l’enterrer dans le cimetière caché de ses ancêtres dont une accorte ethnologue traque le passé à travers lui… Que ses personnages aient quitté les bois pour la civilisation, les nostalgies de jeunesse, les fidélités qu’on se doit à soi-même, Jim Harrison leur garde leur sève, leurs élans et écrit l’un des plus beaux livres depuis Légendes d’automne. » [Cosmopolitan]

Fin

Sommaire des réunions du modeste Cercle